Paroisse Notre-Dame de l'Assomption

Woluwe-Saint-Lambert

Paroisse Notre-Dame de l'Assomption

Woluwe-Saint-Lambert

SYNODE – partie 1

Le Pape convoque un synode en 2022 

 

SYNODE – partie 1 – paroisse Notre-Dame de l’Assomption – Centre Œcuménique – Woluwe-St-Lambert – janvier 2022.

Les rencontres organisées pour cette première étape de la démarche synodale ont concerné une bonne cinquantaine de personnes, de Notre-Dame de l’Assomption et en moindre mesure du Centre Œcuménique. Vous trouverez ici les propositions de remontée de chacun des groupes. Une difficulté s’est présentée pour certains groupes. Ils ont considéré que dans les remontées, ils pouvaient déjà avancer des suggestions et des propositions de changement, alors qu’il leur avait été dit que cette première rencontre devait se limiter à faire un état des lieux de l’Église actuelle. Je n’ai donc pas repris ces éléments dans les remontées. S’il en reste, ils sont mis entre parenthèses.

Qu’en ressort-il ? Voici un premier essai de synthèse des diverses remontées. Pour le détail, voyez plus loin dans ce document.

1. La communauté locale et les célébrations sont plutôt bien perçues. Elles donnent l’occasion de se ressourcer spirituellement.

2. On y est accueilli, même si on ne se connaît pas assez les uns les autres.

3. La place donnée aux laïcs dans la conduite de l’Église que ce soit au niveau local ou plus général est trop faible. L’autorité et l’organisation restent le domaine privilégié des prêtres.

4. La formation des chrétiens est pauvre. La connaissance des Écritures est trop élémentaire et trop passive.

5. Les quelques rares jeunes chrétiens font preuve d’optimisme.

6. La communication au niveau local demeure problématique.

7. L’Église comme institution est critiquée même si le travail du pape François de vouloir renouveler l’esprit de l’Église est reconnu positivement.

8. Il y a un véritable problème au niveau de l’enseignement de la religion même dans les établissements dits catholiques.

Il ressort de cette première étape des constats bien concrets qui vont demander que des orientations soient proposées. Cela augure de beaux développements dans les prochaines étapes de la démarche synodale.

La deuxième étape va consister à mettre sur la table ce dont nous rêvons pour l’Église. Ce qui sera intéressant à cette étape, c’est qu’on n’a pas à se préoccuper de la réalisation. Il nous est seulement demandé ceci : de quelle Église rêvons-nous ? Comment l’imaginons-nous ?

On abordera alors dans la troisième étape, ce que pratiquement, nous voulons mettre en œuvre et les moyens que nous voulons prendre. Il s’agira de discerner selon nos possibilités. Cette dernière étape sera un point de départ, afin d’avancer sur un chemin de communion et d’action commune.

Nous allons être convoqués pour la deuxième étape. Pour y participer, faut-il avoir participé à la première étape ? Non, pas nécessairement. L’intérêt de ce compte-rendu, c’est que vous prenez connaissance de ce qui a été partagé lors de la première étape. Va-t-on retrouver le même groupe qu’à la première étape ? Non plus. La constitution des groupes n’a pas été relevée.

Vendredi 10 décembre 2021 – Remontée – groupe 1

1. Je suis heureux de faire partie d'une communauté paroissiale ouverte qui me nourrit spirituellement

. 2. Je me pose des questions sur l'Église en tant qu'institution. Elle devrait vivre de l'Esprit de Dieu ET (et non pas OU) être à l'écoute de l'esprit du monde (gens remariés, place de la femme, ouverture à tous...)

3. L'Église est abandonnée des gens qui se disent croyants non-pratiquants car ils ne reçoivent pas d'elle ce qu'ils attendent : de l'amour, de la compassion et non pas du jugement. (Importance de susciter cela par des messages vivants et des messages de non-violence).

4. L'Église est aussi critiquée de l'intérieur. Si c'est pour la faire grandir par une critique constructive c'est bien. Si ce n'est pas le cas, cela va juste la diviser.

5. Le langage de l'Église est compliqué et déconnecté des réalités d'aujourd'hui, notamment dans les célébrations (lectures, rites, gestes et textes de la messe).

6. Beaucoup de célébrations sont figées et donnent peu de place aux fidèles, peu de place aux jeunes. Il y a également trop peu de place pour du neuf, de la création. Nous avons besoin d'un nouveau souffle. 7. Les gens, croyants et non-croyants ont besoin d'être aimés. (L'Église doit montrer qu'elle aime les hommes et les femmes quels qu'ils soient.)

Vendredi 10 décembre 2021 – Remontée – groupe 2

1. L’Église comme lieu de paix, de vie, d’espérance et de ressourcement

2. Tension au sein de l'Église entre les valeurs et la mise en pratique.

3. L'Église n’est plus triomphante mais blessée. Une guérison est possible pour autant qu’elle se reconnaisse blessée.

4. L’optimisme des rares jeunes chrétiens est étonnant.

5. L'Église est un trésor caché, pas donné à tout le monde.

6. (Le futur de l'Église est dans les petites communautés.)

7. Il y a au niveau local un réel enthousiasme et une volonté d’unité.

8. L’institutionnalisation de l'Église mène au pouvoir et de là au conflit, et menace l’unité.

Vendredi 17 décembre 2021 – Remontée – groupe 3

1. Importance de la communauté locale

2. Nous, catholiques, nous sommes pauvres dans la connaissance de la Parole de Dieu et avons une attitude passive face à elle.

3. L’Église comme lieu de ressourcement. C’est un besoin, même un plaisir

4. L’Église est un gros bateau, difficile donc à manœuvrer

5. « C’est dur d’être chrétien aujourd’hui »

6. « Les jeunes, ils reviendront un jour »

7. Déficit dans l’enseignement catholique, de l’enseignement de la foi chrétienne

8. Déficit de la formation des chrétiens catholiques

9. L’institution fait l’objet de bien des critiques.

Dimanche 19 décembre – Remontée – groupe 4

1. L’ensemble des participants regardent d’abord l’Église comme une réalité locale. Ici, les perceptions sont très positives : ce sont des lieux de célébrations joyeuses, des communautés où on se sent accueillis tel que l’on est (sans jugement), des communautés priantes.

2. La communauté locale est aussi un lieu de ressourcement pour la vie de foi (pour nourrir un besoin vital disaient deux personnes). Le rôle positif des homélies était souvent souligné.

3. Il y a un manque de formation sur les fondamentaux de notre foi, un regret de ne pas avoir suffisamment de formation au sein de nos communautés locales.

4. Un autre manque important dans la communauté locale est qu’on ne s’y connait pas assez : on célèbre et on prie ensemble mais on ne sait presque rien l’un de l’autre, à quelques exceptions près.

5. Une très nette différence apparaît dans la perception de l’Église institutionnelle à l’échelle mondiale : ici, les points de vue sont très critiques et même écœurés devant les scandales de la pédophilie (presque chaque personne en a parlé), les luttes de pouvoirs, le luxe dans lequel semblent vivre les dignitaires (le Vatican a été cité deux fois), les richesses, les manques d’écoute des gens « de la base », le caractère tellement vieillot et dépassé des prises de positions. Tout cela s’oppose à ce qui fait le cœur de l’enseignement du Christ : humilité, priorité aux plus pauvres, simplicité, écoute, respect, … Plusieurs se sont exprimés avec colère et tristesse sur ces différents sujet.

6. Les règles d’accès au ministère de prêtre font problème pour beaucoup : seuls des hommes célibataires y ont accès. Pourquoi une telle fermeture ?

7. L’Église est faite de différents lieux très connus où le ressourcement est si important : Taizé, monastères… comme lieux de paix, de prière, d’accueil.

8. Au cœur de l’Église institution, de grandes figures comme le pape François restent écoutées. Pourquoi ? D’abord parce qu’il choisit la simplicité et remet l’accent sur les grandes priorités pour notre monde : la sauvegarde de notre planète, la fraternité, la priorité aux plus pauvres, …

Dimanche 19 décembre – Remontée – groupe 5

1. J'ai besoin de ressentir que j'appartiens à la Paroisse. Je m'y sens reconnu avec miséricorde sans devoir me montrer fort.

2. Dans la Paroisse, chacun y a sa place, sa mission, et son talent à mettre au service de la Communauté en commençant par le plus faible.

3. La paroisse s'inscrit dans une communauté plus large, à l'échelle du monde avec laquelle je me sens frère et à laquelle je peux m'ouvrir. Ex : Facebook permet aux jeunes de différentes paroisses d'échanger. Je me sens unis à ma paroisse au Congo.

4. L'église se met en marche vers les Périphéries car le seuil de l'église reste difficile à franchir pour y rentrer.

5. Je souffre d'une gestion réalisée exclusivement par les prêtres sans les laïcs. Celui-ci est néanmoins précieux pour nous expliquer l'évangile qui est le ciment qui unit les paroissiens.

6. L’Église est contrastée entre ses drames et ses champions de la Charité (Conférence Saint Vincent de Paul, Caritas), entre l'honneur rendu à la Vierge Marie et la place de second rang accordé aux femmes dans la gestion de l’Église. Elle paraît coincée dans ses traditions et sa morale.

7. L’Église est épouse du Christ et nous permet de Le rencontrer. Elle donne au monde des signes humbles, perceptibles par la foi, dont on ne parle pas dans les médias.

Dimanche 19 décembre – Remontée – groupe 6

1. L’Église (locale) est trop top-down (gouvernance par le haut et descendante) avec trop peu de place pour les laïcs. Manque de délégation.

2. Regret que l’homélie soit prononcée seulement par le prêtre et les intentions de prière ne soient lues que par une seule personne.

3. Manque de formation et de formateurs laïcs.

4. L’individualisme reste bien présent malgré un désir de sens communautaire

5. Problèmes de communication : elle est monopolisée par les prêtres, l’usage des moyens actuels fait défaut.

6. L’évangélisation, càd l’effort pour partager les richesses de la foi comme l’eucharistie ou Marie, est pauvre.